La cathedrale Notre-Dame de Kazan

L'œuvre de ce rejeton d'une famille de paysans serfs a inauguré une période d'essor de l'architecture russe dans la première moite du XIX siècle.

La cathédrale est un édifice majestueux (71,6 mètres de haut, 72,5 mètres de long) dont les masses essentielles sont orientées vers la perspective Nevski.
Sa colonnade corinthienne en hémicycle (144 colonnes) délimite un de plus belles places de la ville. Aux extrémités de cette colonnade, il y a des bas-reliefs immenses (près de 15 mètres de long sur deux mètres de haut) sur des sujets bibliques. Dans les niches de la façade se dressent des statues de guerriers russes de 4 mètres de haut (S. Pimenov, sculpteur).

A l’intérieur des peintures ou des grisailles garnissent la coupole, le tambour, les pendentifs. Le cul-de-four de l’abside porte une simili-mosaïque qui veut rappeler celles des basiliques romaines. Les colonnes alignent sur un double rang leur granit brun de Finlande, déjà choisi par Quarenghi, et sur lequel se détachent les bases dorées et les chapiteaux composites où des têtes d’anges remplacent les volutes. La voûte en berceau divisée, en caissons peints, repose sur 1a corniche. Le pavage, encore un souvenir de Rome, est de marbre polychrome.

Par tout cette église prouve la recherche des matériaux ; granit, marbre, bronze et or scintillent a l’envisous le jour que ver sent largement des grandes baies sans vitraux.
Cette impression colorée s’accentue encore à la vue des cadres, des plaques de cuivre, des drapeaux qui sont fixés aux colonnes, à la vue surtout de la barrière d’or que forme l’iconostase.

Si cette iconostase ne nous rappelait la Russie, nous pourrions nous croire a Rome, non dans la Rome antique, mais dans la Rome de la Renaissance, à Saint-Pierre, Sant’Andrea della Valle. Les peintres n’agirent pas autrement que l’architecte ; ils copiè rent des originaux italiens 1 et les sculpteurs s’inspirèrent des statues du Bernin ou de Duquesnoy qui décorent Saint-Pierre. Les bas-reliefs de l’attique sont de Gordêev ou Choubine, anciens élèves de l’Académie de Paris, ou de Martos, que Reimers accusait d’être froid a force d’être antique.

Italie de la Renaissance et France de la fin du XVIIIe siècle, Saint-Pierre et Panthéon de Rome et Sainte-Geneviève de Paris, voilà quels souvenirs se présentent a la vue de Notre Dame de Kazan. Or la France prétendait a ce moment la remonter a des sources plus pures et atteindre à la simplicité des Grecs.

 

Devant l'entrée principale il y a une place en hémicycle entourée d'une grille admirable, créée en 1811-1812 d'après le projet de Voronikhine.

Le sanctuaire de l'église de Kazan, comme tous ceux du rit grec schismatique, est environné d'une balustrade dorée et de rideaux galonnés et à franges d'or, d'argent ou de soie. C'est en dedans de ces balustrades qu'est placé l'autel, et c'est derrière les rideaux que sont la pierre de la consécration, le tabernacle avec le saint des saints et les prêtres. Le rideau se tire au moment de la consécration, pour montrer le pain consacré aux assistants: c'est le seul instant où le prêtre consécrateur se fasse voir.

Voyage à Saint-Petersbourg en 1799 - 1800,  Jean François Georgel

Apres le victoire dans la guerre de 1812, la cathédrale de Kazan est devenue un monument a la gloire militaire de la Russie. On y a rassemblé les drapeaux enlevés à l'ennemi et les clefs des citadelles vaincues.

C'est aussi la que se trouve le tombeau de feld-maréchal Koutouzov.

Cette église se trouve à la perspective de Nevsky. On la re connaîtra aisément à sa colonnade faite à l’imitation de celle de St Pierre à Rome. Elle fut fondée en 1802, consacrée en 1811 et coûts 2,500000 roubles (10 millions de francs). Bâtie sur pilotis, l’église a la forme d’une croix d’une longueur de 238 pieds du Nord à l’ Est et 182 pieds de largeur. La coupole et la croix s’élèvent à une hauteur de plus de 230 pieds au dessus du sol. A l’intérieur de l’église une colonnade s’étend sur 4 rangs, depuis les 4 piliers qui soutiennent la coupole jusque vers l’autel et les 3 principales portes de la Cathédrale. Cette colonnade se compose de 56 mono lithes en granit de Finlande, de 35 pieds de haut, reposant sur des bases en bronze et se terminant par des chapiteaux corinthiens du même métal.

Guide du voyageur à Saint-Pétersbourg, Jean Baptiste, 1874

En décembre 1837, au 25 anniversaire de l'expulsion de Napoléon du territoire russe, on érigea devant l'édifice les statues de Koutouzov et de Barclay de Tolly qui commandèrent les armées russes pendant la guerre avec la France napoléonienne.

Ces gigantesques figures en bronze sont dues au sculpteur Orlovski. Les socles de granit ont été exécutés d'après le projet de l'architecte Stasov. Des drapeaux de l'armée de Napoléon gisent aux pieds des capitaines victorieux.

 

 

                 

Saint-Pétersbourg en un coup d'oeil



Population (2015) : 5 191 690 millions d'habitants
Fondation : 1703
Fuseau horaire: UTC+04:00 (MSK)
Densité : 2 807,3 hab./km²
Région : Nord-Ouest
Préfixe téléphonique : (00 7) 812
Code postaux : 190000-199406
Ancien nom : Pétrograd (1914-1924)
Ancien nom : Léningrad (1924-1991)