Peterhof

Peterhof est apparue au bord du Golfe de Finlande, sur l'une des anciennes terres du Grand Novgorod.

Pierre le Grand l'a fondée en l''honneur des succès de l'armée russe. C’était un monument à la gloire militaire de la Russie qui avait atteint la Baltique.


Il n'était pas facile d'aménager des jardins et des parcs sur l'argile humide du rivage. Apres les travaux d'assèchement, on amena dans des péniches l'humus et les engrais, on fit venir des régions lointaines du pays et de l'Europe occidentale, des dizaines de milliers d'arbres et d'arbustes, des statues et des tableaux, des tissus et des matériaux de construction.

Plus de quatre mille soldats et paysans creusèrent les canaux pour alimenter les jets d'eau. Des milliers de ciseleurs, de doreurs, de fontainiers embellirent les parcs et les palais.

C'est ainsi que fut créé le célèbre système des fontaines de Peterhof.

Il prend source sur les buttes de Ropcha, a 22 kilomètres de la ville, d'où l'eau s'achemine par des canaux et des conduits. L'auteur de l'ouvrage, l'hydraulicien V. Touvolkov, a si bien utilise la pente naturelle du sol que, malgré la grande consommation d'eau par l'ensemble des fontaines (34 000 litres à la seconde), elles peuvent fonctionner de 10 à 12 heures par jour.

Un rôle important dans la construction de Péterhof revient aux architectes M. Zemtsov, P. Eropkine, V. Rastrello et A. Voronikhine, aux sculpteurs M. Kozlovski et F. Choubine. Pierre le Grand fit lui-même l'avant-projet du parc et donna de nombreuses indications relatives au décor des pavillons et des fontaines.

 

De la terrasse située devant la façade principale, on aperçoit le magnifique panorama du Parc inférieur qui s'allonge entre le coteau et le golfe de Finlande. Vue de la mer, la belle façade du palais clôt la perspective d'une série de fontaines qu'on appelle la Grande cascade. Cet ouvrage grandiose, d'une somptuosité féerique, fait à l'édifice un mer veilleux soubassement. Deux larges escaliers descendent vers les massifs de verdure du Parc inférieur.

La Grande cascade exprime nettement l'idée qui présida à la création de Pétrodvoretz, en tant que monument au triomphe dans la Guerre du Nord qui consolida les positions de la Russie sur la Baltique. Au sommet de la cascade, des tritons, fils du dieu de la mer, soufflent dans les conques, projetant en tous sens des jets d'eau cambrés, comme s'ils sonnaient la victoire. L'eau ruisselle, tantôt turbulente, tantôt calme, par les sept gradins des motifs latéraux.

En bordure de ces gradins, de minces filets jaillissent de statues dorées de héros mythologiques. Vingt-huit jets capricieusement entrelacés forment une corbeille devant les arcades de la grotte (tout au fond, sous la terrasse du palais), et vont se déverser dans un bassin qui communique avec la mer par un canal. Au centre du bassin, sur un pié¬destal en blocs de granit, s'élève une sculpture dorée : Samson déchirant la gueule d'un lion qui crache un jet de 20 mètres de haut. C'est la plus grande et la plus célèbre fontaine de Pétrodvoretz. Le lion vaincu symbolise la défaite des Suédois à Poltava le 27 juin 1709, jour de la Saint-Samson.

C'est vers ce motif central que sont tournées les statues de Neptune, de Vénus, de Mercure, de Jupiter, des nymphes et des héros légendaires qui acclament le triomphe de Samson.

Le long du canal qui va de la Grande Cascade à la mer, passe l'Allée des fontaines qui traverse le Parc inférieur, œuvre superbe, au dessin régulier. De part et d'autre du bassin de Samson, à distance égale, il y a des fontaines appelées les Coupes. De gracieux pavillons à colonnes, bâtis par Voronikhine aux confins du XVIIIe et du XIXe siècle, flanquent le canal. A droite, dans le secteur est du parc, signalons le palais de Mon plaisir, remarquable édifice du premier quart du XVIIIe siècle, et la cascade de Y Echiquier qui suit la pente d'une colline. pied de cette cascade, en bordure de l'allée tracée dans l'axe de Monplaisir, les Fontaines romaines lancent leurs jets cristallins.

Les arbres de l'allée dissimulent à demi des fontaines amusantes, comme le Cham-pignon et le Chêneau. Dès qu'on s'assied sur un banc placé au-dessous, d'innombrables orifices lâchent une averse sur le visiteur non prévenu. Ce ne sont d'ailleurs par les seules fontaines de Pétrodvoretz qui vous ménagent de telles surprises. Dans le secteur ouest du parc, sur le golfe de Finlande, s'élève le pavillon de l'Ermitage, réservé autrefois aux parties fines.

Une exposition qui retrace l'histoire de Pétrodvoretz a été organisée au rez-de-chaussée. Le décor intérieur du premier étage a conservé, dans l'ensemble, son aspect initial. La salle est ornée de 119 tableaux de peintres hollandais, flamands et français du XVIIe et du XVIIIe siècle.

Il y a là une table curieuse, pourvue d'un ascenseur ; on changeait les plats au rez-de-chaussée, après quoi la table remontait au premier, toute servie. Parmi les fontaines de cet endroit, les plus intéressantes sont la cascade du Mont d'Or et les Fontaines ménagères, appelées ainsi parce que leurs jets très épais sont creux, donc économiques.

Saint-Pétersbourg en un coup d'oeil



Population (2015) : 5 191 690 millions d'habitants
Fondation : 1703
Fuseau horaire: UTC+04:00 (MSK)
Densité : 2 807,3 hab./km²
Région : Nord-Ouest
Préfixe téléphonique : (00 7) 812
Code postaux : 190000-199406
Ancien nom : Pétrograd (1914-1924)
Ancien nom : Léningrad (1924-1991)